TDS, Sur les Traces des Ducs de Savoie : Mon trail de Courmayeur au Cormet de Roseland





Les vacances d'été se poursuivent et nous arrivons au mercredi 30 août, jour de mon plus grand objectif en trail running pour cette année 2017. J'ai essayé de me préparer au mieux malgré mon aponévrose plantaire et ma tendinite au tendon d'Achille en courant dans les Vosges, sur le Vésuve et en Suisse au pied de l'Eiger. Cet objectif est le même que l'an dernier, la TDS : l'ultra-trail Sur les Traces des Ducs de Savoie, long de 119km avec 7250m de dénivelé positif empruntant des sentiers de la Vallée d'Aoste en Italie, de la Haute Tarentaise, du Beaufortain et du pays du Mont-Blanc en France.
Après une belle semaine de vacances à la mer à Palavas-les-Flots avec Cécile et Jacqueline, nous déposons Belle-Maman à la gare de Montpellier et ensuite filons (malgré les bouchons sur l'autoroute) vers Chamonix. J'ai quand même marché 55km, couru un semi-marathon d'entraînement en passant par Carnon jusqu'à la Grande Motte et fait une belle sortie à vélo pour aller au Grau-du-Roi (36km) en guise de pré-compétition. A Chamonix, nous profitons encore du beau temps, allons revoir la Mer de Glace et avec Philippe mon ami trailer, retournons visiter le parc Merlet sur les hauteurs des Houches et cette fois-ci nous pouvons observer plusieurs marmottes. C'est aussi l'occasion d'aller à nouveau à l'Aiguille du Midi avec Philippe, où nous essuyons même une tempête de neige, avec un passage dans le fameux Pas dans le Vide.




Mercredi, jour de course, nous nous réveillons à 2h30' du matin pour prendre le bus de l'organisation qui nous amène à Courmayeur par le tunnel de l'autre côté du Mont-Blanc. Nous attendons dans le complexe sportif, le temps de boire un café, et rejoignons à pieds le centre-ville où le départ de la TDS est donné à 6h01'. Je m'élance avec mon dossard numéro 7288 et suis content de croiser par deux fois Cécile sur le trajet du parcours en traversant la ville. Dès la sortie de Courmayeur (située à 1220m d'altitude), le tracé monte assez sèchement et à 7h28', j'arrive au Col Chercruit (à 1956m), après avoir passé  Maison Vieille au 7ème km. Je continue sans m'arrêter au ravitaillement, cela bouchonne même un peu car cette année, je suis parti plus à l'arrière du peloton. A cet endroit, le paysage est magnifique, le Mont-Blanc dépasse une mer de nuages puis le soleil inonde le massif. A 8h34', j'arrive sur l'Arrête du Mont-Favre à 2409m, premier sommet, au 11ème km et suis 1401ème au classement.






Ensuite, première descente rapide, assez facile, et à 9h10' au 15ème km, je passe au lac Combal (1970m), l'endroit est assez marécageux. Il est 10h24' quand j'atteins le second sommet, le Col des Chavannes à 2584m, au 20ème km, après avoir bien poussé sur les cuisses. Le tracé descend à nouveau sur un large chemin pour remonter ensuite côté français, c'est la partie de la TDS que j'aime le moins, et c'est à 13h04' que j'arrive au Col du Petit Saint-Bernard à 2188m situé au 36ème km (je suis 1300ème). Je prends le temps de manger au ravitaillement et poursuis mon aventure par la longue descente vers la vallée avec une chaleur de plus en plus lourde. Il est 15h46' quand j'arrive enfin à Bourg-Saint-Maurice au 51ème km et suis 1420ème. Je m'arrête à nouveau assez longuement au ravitaillement et déguste du riz avec du pain en buvant du Coca-Cola.





Sous la chaleur cette fois-ci, j'entreprends la rude ascension de près de 2000m en longeant les forts du Truc et de la Platte (aussi appelé le Fort 2000) qui ont été construits à la fin du XIXème siècle, le but étant d'atteindre la splendide zone des 5 lacs, endroit de mes premières randonnées avec mes parents quand j'avais 5 ans. Certains font demi-tour et d'autres se couchent à même le sol et s'endorment directement...je n'avais jamais vu cela auparavant ! Après la première partie de cette grande montée, j'arrive au Fort de la Platte, au 56ème km, à 18h35' et suis 1297ème. Peu après le Col de la Forclaz (2354m), je longe le lac Esola, le dernier des cinq lacs, puis gravis le Passeur de Pralognan (2567m), un véritable mur. Il fait nuit quand j'arrive à, 21h10' exactement au 62ème km et suis 1378ème. La pluie a redoublé et le terrain est devenu très glissant.






Il s'ensuit une descente raide, difficile et technique avec une corde fixe pour s'agripper puis enfin un peu de plat et j'arrive à 22h39' au Cormet de Roseland au 66ème km et suis 1408ème.
Comme décidé à Bourg, je m'arrête pour cette course et ne mange que des cacahuètes au ravitaillement. Je ne peux même pas appeler Cécile car je n'ai pas de réseau et dois attendre plus tard dans le bus pour la contacter. Ma chérie vient me chercher à Chamonix vers 2h30' du matin ; Philippe devait me rejoindre peu avant l'arrivée vers les Houches avec un petit-déjeuner mais cela ne sera pas encore pour cette année...j'éprouve trop de souffrance à poser mon pied droit à chaque pas surtout en montée...
La TDS…ces trois lettres résonnent encore dans ma tête...j'espère pouvoir revenir et enfin terminer cet ultra-trail.




30.08.2017 à 6h : TDS (Sur les traces des Ducs de Savoie, Courmayeur-Bourg-Saint-Maurice-Cormet de Roseland, dossard 7288, 73km, 4580m D+) : 16h37'44" (1496ème/1818, 528ème Master)




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