Le marathon du Donon


Entre l’Eiger il y a un mois et le Mont-Blanc dans 15 jours, je pars courir le Donon, notre sommet fétiche avec Julien.


Je suis de retour sur le grès rose des Vosges pour courir un marathon forestier entre frères. Il s’agit d’un défi personnel en compagnie de mon frérot : partir de sa maison et rejoindre le sommet du Donon à 1010m d’altitude, un des plus hauts points des Vosges, lieu mythique déjà honoré du temps des Gallo-romains qui y bâtirent un temple.

Cette montagne, la plus septentrionale du Macif des Vosges était un refuge dès le Néolithique et offre un point de vue exceptionnel dans toutes les directions. Ce sommet visible de loin fut également un point de contact entre trois peuples celtes : la tribu des Médiomatriques, les Triboques et les Leuques.

C’était en juillet 2013 que j’ai couru pour la première fois sur ce parcours, sous un soleil implacable et il est temps d’y retourner, même si je m’y suis rendu à nouveau l’an dernier avec Cécile pour une randonnée.

Après être arrivé en train de bon matin le 16 août, avec mon compagnon de course, nous nous élançons dans le village et dès nos premières foulées, nous ressentons ce fameux plaisir à partager notre effort.
Je me sens un peu éclopé ayant été piqué par une guêpe juste en partant ce matin en plus d’une chute à vélo la semaine dernière mais mes mouvements s’enchaînent bien. Une belle descente assez technique pour rallier Lutzelbourg, que nous traversons tout en portant un œil vers le terme de la première montée : le château, une belle ruine datant du Moyen-âge.


Si notre objectif du jour est d’atteindre le sommet du Donon, notre but véritable est le voyage lui-même. Quel magnifique sentiment de liberté de courir et de vivre cette joie simple.
Au 5ème kilomètre, nous passons par Hultehouse puis la pente s’adoucit jusqu’à la pierre Saint-Martin au 11ème km. Nous descendons ensuite jusqu’au ruisseau du Grossthal puis il s’agit de grimper maintenant sans interruption durant 8km. Nous faisons une pause pique-nique au pied du château de Dabo au 15ème km et poursuivons notre ascension jusqu’au col de la Schleif à 689m d’altitude. Nous parvenons au rocher du Backonfelsen au 19ème km, à 748m, un paysage semi-panoramique s’étale sous nos yeux. Après un passage au Hengst au 23ème km à 891m, maison forestière au cœur d’une petite clairière, nous arrivons au sommet du Urstein à 948m : le lieu ressemble à un gros rocher simplement posé. Nous poursuivons maintenant notre aventure sur un large chemin jusqu’à la Baraque des Juifs, 29ème km.




Contrairement à il y a quatre ans, nous faisons un détour par le rocher du Mutzig, également à 1010m d’altitude, le panorama vaut le détour. Et enfin, nous trouvons une source pour refaire le plein de nos gourdes et nous repartons pour la dernière ligne droite. Nous atteignons le col entre les Deux Donon au 41ème km, la dernière montée s’avère être technique et enfin nous arrivons au sommet, 43ème km, le plaisir est à son apogée. La vue sur la montagne qui s’étire vers le Sud est superbe. Le temps de se prendre en photo à l’entrée du temps, tels deux chevaliers d’or protégeant leur maison zodiacale, et nous entamons la descente finale qui s’achève au col du Donon. Après 45km et 1531m de dénivelé positif en un peu plus de 6h, il est temps de se restaurer.
D’ailleurs, nos parents nous attendent en terrasse pour partager un bon apéro.





J’aime courir et avec mon frère, c’est encore plus sympa. C’était une belle aventure avant la prochaine dans les Alpes.


20 juillet 2013 à 9h50’ : 41,25km, 1417m D+ en 4h29’57
16 août 2017 à 11h33’ : 45km, 1531m D+ en 6h03’56
19 avril 2018 à 10h30' : 43,6km, 1444m D+ en 5h46'56



                                                                  

















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