Le trail des Roches à Saint-Dié-des-Vosges


Pour mon premier long trail de l’année en compétition, avec Cécile, nous nous rendons à Saint-Dié-des-Vosges en voiture, le samedi 23 avril 2016, en vue de courir le réputé trail des Roches.

Arrivé sous la pluie à Saint-Dié-des-Vosges, ancien chef-lieu mérovingien situé à un coude de la vallée de la Meurthe, nous allons chercher mon dossard, le numéro 16, avant de nous rendre à l’hôtel Ibis, tout près du centre-ville et donc du lieu de départ. Notre chambre est plutôt confortable et nous avons droit au petit déjeuner gratuit avec également un départ tardif. Nous allons ensuite dîner dans un bon petit restaurant, l’auberge des Voyageurs, et j’ai droit à un long massage relaxant de ma femme esthéticienne et coach avant de m’endormir.


Lever tôt pour un dimanche, à 4h30’ suivi par un petit-déjeuner à 5h, je me rends juste après à la tour de la Liberté, lieu du départ, encouragé par Cécile. Briefing de Stéphane Brognard, ultra-traileur local avec deux notamment UTMB (Ultra-Trail du Mont-Blanc) à son actif, avant que, parmi les 350 coureurs, je m’élance à 6h à l’assaut du massif du Kemberg,  massif gréseux fortement raviné, puis de l’Ormont.


Nous traversons une partie de la ville et cela commence à monter doucement, puis beaucoup plus sèchement pour arriver à la Roche Saint-Martin à 599m d’altitude dès le troisième kilomètre. Il fait frais avec un quelques éclaircies, mais sec et le terrain est gras. Au pointage du dixième kilomètre, je suis 63ème au classement général. Le parcours est exigeant car les montées succèdent aux descentes techniques avec quasiment pas de plat. Avec un petit groupe, je passe par la Roche du Kiosque (715m) au 20ème km, et au 23ème km, dans une descente, je glisse sur des racines d’arbres apparentes mouillées et je tombe lourdement sur les côtes ! Moi qui ne tombais jamais, c’est ma troisième chute lors des trois derniers trails…En tête d’un groupe de cinq coureurs, tous me doublent sans se soucier de moi…je reprends mon souffle et repars. Je passe par la Roche d’Anozel (761m) et nous retournons vers la ville par un champ de boue.

J’entre dans Saint-Dié et m’arrête au ravitaillement du 26ème km : je suis classé 75ème en 2h56’ de course. Je mange quelques morceaux de pain d’épice et troque mon bandeau mouillé de transpiration par ma casquette. Quelques minutes après, je ressors de la ville pour partir de l’autre côté, vers le massif de l’Ormont.


Je cours sur le sentier des Schlitteurs qui est technique et monte jusqu'à la Roche du Sapin Sec culminant à 901m d'altitude, point le plus élevé du parcours. Déjà 31km de parcourus et trois kilomètres plus loin, je chute à nouveau mais cette fois-ci sur un tapis de mousse…

Je ne souffre pas trop de mon tendon d'Achille mais cela me gêne beaucoup dans les descentes car je ne peux pas me lâcher et cavaler comme je voudrais. En effet, le terrain est vraiment technique avec des roches, cailloux, racines, je suis obligé de faire attention  et dois verrouiller ma cheville. Je préfère rester prudent et ce n’est pas grave si je me fais doubler !

Au 40ème km, il se met à neiger et le sentier est de plus en plus gras avec par endroit des ruisseaux de boue. Je continue à mon rythme et passe par le Rocher des Corbeaux (609m) au 46ème km, avant dernière difficulté de ce trail. Au dernier ravitaillement, situé au 50ème km, je mange à nouveau quelques Tucs et bois du Coca-Cola. Cette fois-ci, au moins, grâce à Cécile qui a trouvé comment je peux m'alimenter sans avoir de problème, je n'ai pas soucis gastriques. Je n'ai pas touché à mes barres et n'aurai sorti de mon sac que les deux pastilles de glucose. Et aucune courbature ne vient me gêner non plus. Je discute par l'envoi de quelques SMS avec Cécile et lui dis que j'arrive bientôt. Il reste encore la montée de la Roche des Fées, au 52ème km et il faut passer sous quelques troncs d'arbres barrant le chemin.

J'entame les cinq kilomètres de descente vers la ville, sous une averse de neige et le plus vite possible. Je ne vois pas de coureur devant et personne derrière moi ne me rattrape. Encouragé par des spectateurs, quelques tapes dans les mains d'enfants tous joyeux, je finis mon trail juste sous les yeux de Cécile : 57,5km avec 2679m de dénivelé positif en 7h27'30", 98ème au classement (26ème de ma catégorie).


Satisfait de mon premier grand trail de l'année, j'ai droit à un plateau-repas avec une bière et peux ensuite prendre une bonne douche avant de rentrer à Nancy.


Après les Vosges, mon terrain de trail sera les Alpes !




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