Le marathon du Hohneck

Le Marathon du Hohneck


Comme l'an dernier, je pars courir à l'assaut du Hohneck avec Julien, mais cette fois-ci à partir du versant lorrain.
Aussi, je me lève assez tôt et Cécile me dépose à la gare de Nancy. Je prends ensuite le train pour Saint-Dié-des-Vosges et un peu plus d'une heure après, Julien, déjà arrivé, m'attend sur le quai. Nous poursuivons le trajet en voiture et trois quarts d'heure plus tard, nous sommes chaussés et munis de nos sacs à dos de trail et partons à 10h05' du pied du Hohneck. Troisième sommet du massif des Vosges, le Hohneck avec 1363 mètres d'altitude, domine la ligne de crêtes qui sépare l'Alsace de la Lorraine.


Nous sommes le 12 avril 2016 et le Printemps commence seulement véritablement à pointer le bout de son nez, tant l'hiver fut long même s'il a été plutôt doux. Aujourd'hui, il fait environ 10 degrés et le temps est à l'éclaircie.
Nous arrivons vite au sommet du Hohneck avec son beau panorama, vers l'Alsace, la Forêt Noire et même vers le Jura et les Alpes. Nous en profitons pour faire quelques photos. Ensuite nous dévalons vers le col de la Schlucht, plus proche que dans nos souvenirs, et le chemin est recouvert de neige. Nous ne pensions pas que l'enneigement était encore si important...plus de 30cm d'épaisseur par endroit ! Julien, en se prenant les pieds dans un fil de clôture à ras de terre est le premier à chuter…sans gravité. Je tomberai deux fois lors de notre parcours, à chaque fois quand un de mes pieds s'enfoncera dans la neige ; Julien lui aussi chutera deux fois au total.

Situé à une altitude de 1139 mètres, le col de la Schlucht, dont l'appellation provient du mot allemand "die Schlucht" signifiant "la gorge", fait communiquer les vallées lorraines de la Meurthe et de la Vologne avec la vallée alsacienne de la Fecht, un affluent de l'Ill. Les sources de la Meurthe et de la Fecht sont d’ailleurs voisines du col, la première rivière coulant sur les hauteurs entre le Collet et la Schlucht, la Fecht apparaît côté alsacien. Les villes de Gérardmer et de Munster sont respectivement à 15 et 18 kilomètres de part et d'autre du col, traversé par la route D417.





Au col, nous prenons le même Sentier que lors de nos nombreuses participations au Trail des Crêtes vosgiennes, en direction du lac Vert, du Tanet et du Gazon de Faing. Le lac Vert, appelé également lac de Soultzeren, est un petit lac où au début de chaque été, la multiplication rapide d'une algue trouble ses eaux qui deviennent verdâtres. Il est situé au pied du massif du Tanet, bloc rocheux culminant à 1292 mètres, qui domine donc les cirques glaciaires profondément creusés et ciselés du lac Vert et du lac des Truites.
Nous poursuivons notre marathon par le Gazon du Faing, sommet granitique presque plan aux abords arrondis, qui présente un flanc assez abrupt du côté alsacien, abritant le lac Noir 350 mètres en contrebas puis par le Gazon de Faîte, surplomb de corniche à 1303 mètres d'altitude. Ensuite, nous ne trouvons plus le tracé du chemin tant la neige est présente ; nous nous renseignons auprès de randonneurs mais faisons finalement demi-tour et décidons de quitter la crête trop impraticable pour descendre au lac Forlet. Ce lac que nous connaissons bien est également nommé lac des Truites et est le plus élevé des lacs vosgiens. Situé au lieu-dit Le Forlet, son nom d’origine était lac du Foehrlé qui signifie "entouré de petits pins" ; ce nom qui a été déformé en Forlen, puis Forellen : les truites en allemand, d'où son autre appellation française actuelle.







Nous faisons la moitié du tour pour ensuite nous diriger vers le lac Noir et le lac Blanc. Nous sommes 300m plus bas que la crête et il fait plus chaud et sans aucune trace de neige.
Le lac Noir est également un lac glaciaire situé sous la crête à 935 mètres d’altitude moyenne. Le lac Blanc est environ trois fois plus étendu et deux fois plus profond, est situé à environ un km après, à 1050 mètres d’altitude. Une importante roche appelée Rocher Hans domine le lac, elle-même coiffée d'une statue de la Vierge. Nous sommes au semi-marathon, mais décidons d'attendre un peu pour manger. Nous faisons notre pause pique-nique au 23ème km pendant environ un quart d'heure. Un petit sandwich pour Julien et du pain et des Tucs pour moi. Nous courons ensuite sur la route en grande partie enneigée et sous le soleil ; ce qui nous donnera quelques couleurs.

Au col de la Schlucht, nous reprenons le même parcours qu'à l'aller, passons au Hohneck et arrivons après exactement 41,8km avec 1179 mètres de dénivelé positif en 5h05'41".

Ravis de ce marathon entre frères, nous nous rendons à l'auberge pour boire, et manger une tarte aux myrtilles pour Julien.


Direction Saint-Dié et je quitte mon frère pour reprendre le train pour Nancy, le tram pour Vandœuvre et finis le trajet à pieds.

Un bon entraînement avant le véritable début de saison en trail qui commencera par le Trail des Roches, histoire de revenir à Saint-Dié-des-Vosges, avant de continuer par Chamonix par deux fois et Valmorel, encore un beau programme de trail pour cette année.

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