Le trail des Lumières

Le Trail des Lumières :


Le samedi 17/10/2015 à 17h40', j’ai couru le Trail des Lumières à Villers-lès-Nancy et en forêt de Haye, en partie de nuit éclairé de ma lampe frontale. Je portais le dossard 130 et je suis arrivé au bout des 34km avec 689m de dénivelé positif en 2h54'41", 16ème au classement général et 7ème de ma catégorie.
Comme chaque année depuis trois ans maintenant, mais cette fois-ci sans Julien, je me rends au départ du Trail des Lumières, à moins de 500m de chez moi.
Je suis allé un peu plus tôt dans l’après-midi retirer mon dossard pour repartir de l’appartement directement en tenue de trail. Il fait déjà assez frais pour la saison et le terrain de course sera gras.
Cette fois-ci, je retrouve Philippe, un copain de trail, en bas du parc de Remicourt, lieu du départ.


Départ donné quelques minutes plus tard par François Harter l’organisateur et François Werner, maire de la ville. Contrairement aux éditions précédentes, le parcours a été modifié et nous démarrons le parcours en sens inverse.
3-2-1-partez ! Je m’élance en seconde ligne dans la montée du parc pour faire très vite le tour et déboule avenue Paul Muller. Je suis les premiers et nous traversons l’avenue pour remonter la Coulée verte. Puis, nous coupons le parc de Madame de Graffigny pour redescendre par le chemin de Hardeval et le ruisseau de l’Asnée. Je connais très bien ces endroits comme j’y cours au moins une fois par semaine. Le parcours remonte, les premiers commencent à gagner de la distance mais néanmoins, je double trois coureurs. Nous sortons ensuite de cette partie de la forêt, dite La Brulée pour traverser la route au niveau du stade Roger Bambuck. Et, au lieu de continuer sur le chemin Charlemagne ou son double Henri Barré, nous prenons plus à gauche pour arriver quelques kilomètres plus loin au croisement de la Vierge de Challigny. Nous plongeons ensuite par une des parties très sombres de la forêt vers le stade de tennis du village et j’aperçois que derrière moi, certains ont déjà allumé leurs lampes frontales. Le parcours remonte sèchement avec des zigzags jusqu’au niveau de la descente précédente et deux kilomètres plus loin, nous arrivons au premier ravitaillement au 13ème kilomètre. Deux coureurs avec la même tenue me doublent et j’entends dire par un bénévole que je suis 14ème.
Je suis donc au premier tiers du trail et je ne m’arrête pas pour m’alimenter car je ne veux pas être distancé à ce stade de la course. Je vais même redoubler ces deux coureurs pour être 12ème, ce qui sera mon meilleur classement pendant ce trail. Le tracé ne passe pas par Maron cette année et reste en totalité en forêt. J’arrive près du carrefour des Six Bornes et je rejoins un autre coureur, que je ne ferai que suivre, n’arrivant pas à le dépasser. De plus, je suis un peu moins rapide maintenant dans l’obscurité et les deux coureurs précédents me doublent à nouveau. Petit à petit, je suis seul en pleine forêt et la pluie redouble d'intensité. Je reconnais le coin du Gros Charme et je garde mon rythme. Malheureusement et encore une fois, je chute au 21ème km, aveuglé par la pluie devenue battante. Mon pied droit reste accroché à une pierre que je n’avais pas vue et je plonge en avant. Contrairement au dernier trail de cet été au pied du Cervin, je ne me fais pas mal, mais j’ai tout de même les jambes coupées. Je rattrape quand même deux autres coureurs qui étaient devant moi et je les double. Pour peu de temps, car cette fois-ci je m’arrête au second ravitaillement pour me requinquer et ils ne s’arrêtent pas. Je bois rapidement un gobelet de Coca-Cola pour le sucre et mange un petit bout de pain d’épice. Je repars vite et je vais me retrouver dans un groupe de cinq coureurs. Je suis avant-dernier et je suis la tête du petit groupe sans être attentif au parcours, et…nous nous perdons. Je décide de faire demi-tour et celui qui est derrière me suit, contrairement aux trois autres.  J’ai bien fait car nous retrouvons le bon chemin ; un seul kilomètre de détour au total, cela aurait pu être pire mais beaucoup ont dû passer devant moi ; nous sommes au 25ème km.
Les derniers kilomètres passent vite et nous arrivons près de la passerelle qui surplombe l’autoroute A31. A cet endroit, les trois parcours, du 12km, 20km et du 33km se rejoignent. Au début, je me demande si je ne me suis pas encore une fois trompé de parcours mais cela ne me gêne pas qu’il y ait plus de monde. Je comprends que ce sont les derniers du trail de 12km qui courent devant moi et je double en continu des flots de coureurs ; surtout qu’ils marchent tous dans la montée sèche avant de passer l’autoroute. Ensuite, c’est beaucoup plus embêtant car le sentier est devenu étroit et parfois il faut ralentir pour pouvoir ensuite doubler les coureurs qui papotent souvent entre eux…A un moment donné, en faisant un écart hors chemin, j’ai même un début de contracture, qui sera heureusement passager.
J’arrive, avec toujours un flot de coureurs, sur le chemin traversant le plateau de Brabois et le parcours traverse à nouveau l’avenue Paul Muller à hauteur du parc de Brabois. Je prends ensuite le sentier de que je nomme depuis quelques années «kilomètre technique» et que j’emprunte presqu’à chaque entraînement, sauf que cette fois-ci, je suis obligé de courir très à gauche pour doubler sans cesse. Aussi, le finish ne me permet pas vraiment de finir en accélérant malgré la longue descente. Je passe ensuite par le parc de Remicourt et un dernier virage pour franchir juste après la ligne d’arrivée, en 16ème position. J’entends des encouragements dont Josef Potoski du club Nancy Trail Pulsations et je viens vers lui après avoir reçu ma médaille et avant de rentrer tranquillement chez moi rejoindre Cécile.





Le trail des Lumières est devenu mon trail «maison» sur mes parcours d’entraînements et clôture mon année de compétition.


Posts les plus consultés de ce blog

L'histoire du marathon

TDS, Sur les Traces des Ducs de Savoie

Un coureur casquetteur à Malte