Mon marathon de Maron



 
L’été est déjà bien avancé et cela fait déjà cinq mois, jour pour jour, que je courais en forêt de Haye ma plus longue distance. Depuis, j’ai également participé au Grand Défi des Vosges et au prestigieux marathon du Mont-Blanc.


Aujourd’hui, nous sommes le jeudi 14 août, comme je suis en vacances et que dans quinze jours je repars à Chamonix courir l’OCC, course de l’Ultra-trail du Mont-Blanc, je décide d’effectuer mon dernier long entrainement en trail running. Cécile s’en allant à son travail, je m’élance à 9h14’ en espérant que le temps soit plus clément que la veille. En effet, hier, j’ai marché 22km sous des trombes d’eau et j’étais trempé malgré ma veste et mon parapluie. Néanmoins, je pars vêtu des mêmes habits de sport qu’à mon dernier marathon dans les Alpes, mais sans les gants, le bandeau et sans mes demi-jambières de compression. J’ai pris soin de mettre une veste imperméable dans mon sac à dos et j’ai deux gourdes de 500ml ainsi que trois barres énergétiques aux noix de cajou avec moi.

Pour débuter ma sortie running, je passe par mes endroits préférés de Villers-lès-Nancy : je monte par le chemin ouest qui est le plus long du tour du parc de Brabois, traverse le plateau, le descends puis le remonte par un autre sentier. Ensuite, me trouvant à nouveau à l’entrée du parc, je bifurque par le chemin que j’appelle "kilomètre technique", mais qui a été élargi, le long  de l’avenue Paul Muller, fais un tour du parc de Remicourt, monte au troisième parc, celui nommé Madame de Graffigny et le traverse également par son chemin ouest. Je continue ensuite par le chemin de Hardeval tout en descente, traverse le ruisseau de l’Asnée pour faire une boucle bien pentue dans la partie de la forêt dite de la Brûlée. Arrivé au stade Roger Bambuc de Villers, je cours ensuite sur le chemin Charlemagne jusqu’au carrefour forestier de la Vierge de Chaligny. Je descends au village sous un plafond arboré très sombre, les Hauts de la Taye. Et, après les terrains de tennis de Chaligny, je me dirige vers la mairie où je pique à toujours vers l’ouest pour passer par le lieu-dit du Val et ensuite par les friches des Moines jusque Maron.


Le temps est finalement bien plus agréable que prévu et je m’arrête quelques fois pour manger des mûres, prunes et mirabelles. Je passe le semi-marathon (21ème km) en deux heures pile. Mon objectif n’est pas d’aller vite mais de prendre du plaisir en courant en endurance douce.

A Maron, je passe par le pont de la Moselle et suis le parcours du futur trail du Club Alpin du 12 octobre prochain (celui de 9km). Avec mes compères du club, j’ai déjà reconnu le parcours deux fois et je sais que je ne me tromperai pas de direction. La montée de Sous les Roches est très technique et comme le chemin est glissant avec toute cette pluie tombée la veille, je dois même m’aider de mes deux mains pour me hisser en haut du sentier. Une fois sur le GR5F, chemin de grande randonnée, la suite est très roulante et en descente jusqu’au beau village de Sexey-aux-Forges. Le village traversé, il faut à nouveau remonter sur le GR, qui est en faux plat montant pour revenir aux premières maisons par la descente se terminant au milieu des champs de tournesols.



Je retourne à Maron en longeant la Moselle, faisant parfois la course avec des libellules. C’est à côté de l’ancienne gare que je fais ma pause coupant temporairement le chrono, au 32ème km. Je mange ma troisième et dernière barre énergétique et des mirabelles directement cueillies sur l’arbre en dessert. Je commence à manquer d’eau car il fait plus chaud que prévu et la météo est même à l’éclaircie. J’en profite aussi pour échanger des SMS avec Cécile qui est en pause. J’attends toujours ses messages avec impatience.


Je reprends ma route en direction de Villey-le-Sec sur moins d’un kilomètre et entame une longue montée de 200m de dénivelé par les Corvées. Ensuite, pour éviter la route goudronnée Jean Lebrun, une de ces routes forestières quasi toute droite qui traverse la forêt, je passe par un sentier un peu plus vallonné. Au 38ème km, attaqué (c’est un bien grand mot) par un frelon, je pique un sprint et suis ensuite satisfait de savoir que je peux encore accélérer après plus de 3h45’ de course. Au carrefour des Six Bornes, je me dirige vers le sud-est par le chemin de la Crédence, traverse la route allant de Villers-Clairlieu à Maron pour rejoindre le carrefour de la Haute Borne.


Je suis au marathon (42ème km) et je cours depuis 4h12’. Je commence à penser à rentrer, surtout que j’ai la gorge sèche. Je re-bifurque par le chemin Henri Barré et je rejoins le camping de Brabois. Comme il y a deux ans avec Julien lors de notre marathon de la Meurthe, trop assoiffé, je m’arrête et utilise ma pièce de deux euros (emmenée au cas où) pour acheter une bouteille de 500ml de Coca-Cola light. Pourtant, il ne me restait que 1,5km avant d’arriver à l’appartement mais j’avais vraiment trop soif ! Je coupe le parc de Brabois par le chemin le plus court, descends par le sentier longeant le mur à l’extérieur du parc et j’arrive à destination.


J’ai couru 48km dont 2095m de dénivelé positif en 4h42’30.



C’était une belle balade dans ma belle forêt ; et dans quinze jours, je vais faire mes premiers pas sur l’Ultra-trail du Mont-Blanc, course d’Orsières en Suisse à Chamonix.

Posts les plus consultés de ce blog

L'histoire du marathon

TDS, Sur les Traces des Ducs de Savoie

Un coureur casquetteur à Malte