GNUT : Grand Nancy Urban Trail


Courir un trail est devenu à la mode. Il est même parfois difficile de s’y inscrire tant il faut être rapide et avoir un accès internet au bon moment. Il y a désormais de nombreuses courses de trail nature, en forêt ou en montagne, mais les trails urbains sont encore peut nombreux.

Cette année, Nancy a suivi les traces de Lyon, de Saint-Etienne ou de Toulouse et l’équipe du Déboulé de la Bergamote a organisé la première édition d’une épreuve de trail en ville, le GNUT : Grand Nancy Urban Trail.
Ce nouveau rendez-vous a eu lieu le samedi 25 janvier avec un départ à 17h30’ pour courir 16,7km dont 562m de dénivelé positif au travers de ruelles, parcs et sentiers, et empruntant aussi des escaliers, muni de sa torche frontale.

Attiré par cette course de par son parcours sur mes lieux de sorties running lorsque j’étais étudiant à l’Université de Nancy 2, j’ai suivi depuis le début son actualité. Devant au départ se courir le 14 décembre dernier, elle a été reporté par la préfecture, sans doute du à son organisation et pour garantir la sécurité des coureurs. En effet, il n’est pas toujours évident de courir en ville avec toute cette circulation automobile.
C’est la veille au soir que j’ai cherché mon dossard, numéro 48, en deux temps, au Decathlon d’Houdemont. En effet, je m’y suis rendu une première fois à 17h et après avoir attendu vingt minutes, il manquait toujours la liste. Ayant un timing assez serré, je suis reparti bredouille pour y retourner un peu plus d’une heure après, avec Cécile, et cette fois-ci j’ai obtenu le précieux dossard, mais aussi un beau t-shirt technique noir manche longue, avec le logo et l’inscription Gnut au dos et sans publicité.

Samedi, jour de course, Cécile me dépose pour 17h au lieu de rendez-vous : le gymnase du plateau de Haye Pierre de Coubertin qui sera également le lieu de l’arrivée. Je suis un tout petit peu inquiet mais cela ne durera pas. Mercredi dernier, j’ai repéré le départ et la fin du parcours et me suis entraîné sur 13km. Et, enfin, j’ai regagné un peu de vitesse. Depuis mes blessures aux tendons d’Achille, même si j’ai continué à courir, j’ai perdu en vitesse pure et en accélération. J’ai modifié petit à petit ma foulée, moins sur les talons et plus en griffant le sol avec l’avant du pied. De plus, je n’ai plus vraiment l’habitude de courir des compétitions courtes mais, comme celle-ci se déroule chez moi, je suis motivé pour faire un bon temps.
Avec le groupe de coureurs, nous nous rendons sur le lieu de départ, en haut de l’avenue de la Libération. Le temps de recevoir un message de ma femme : “Allez champion”, le départ est donné.


Il est déjà 17h35’, mais je suis surpris car je ne vois pas de marquage, et je suis mal positionné, étant agglutiné au milieu du peloton. Je ne fais pas comme certain qui chevauchent les plates bandes et les fleurs, et attends d’être véritablement sur la route pour accélérer et courir à toute blinde sur un kilomètre en doublant par la gauche ou par la droite pour être plus à l’avant de la course. Le début de course est en descente et je suis un bon descendeur mais je n’apercevrai jamais la tête de course. Puis, première difficulté, le parcours tourne pour monter le Haut de Chèvre. J’ai l’habitude car je connais très bien cette montée, assez raide, y passant à chaque fois lorsque je courais ici en voisin lorsque j’étais étudiant. Et je sais que tout en haut de la côte, face au Poney club, nous tournons au chemin de Bellevue pour redescendre rue de la Foucotte.
Je double encore en reprenant mon souffle avant de continuer rue de la Côte, qui porte bien son nom, et montant ensuite les escaliers de la Cure d’Air. Je suis désormais placé au sein d’un petit groupe de quelques coureurs que je ne quitterai pratiquement plus. Le parcours fait le tour du parc avec des beaux points de vue sur Nancy illuminée car il fait déjà sombre. D’ailleurs, avant de repartir en montée sur de nouveaux escaliers, nous devons faire demi-tour suite à une erreur de parcours et face à un cul de sac. Nous reprenons rue Marquette, à nouveau la rue de la Côte et montons toujours avenue de Boufflers. Je double fièrement un coureur au t-shirt UTMB 2013. Peut-être que sur la prochaine édition du GNUT, j’arborerai les mêmes couleurs. Au 5ème km, sur les hauteurs de Nancy, nous contournons le collège et lycée Georges de la Tour pour suivre la voie rapide de l’avenue du Bois Gronée jusqu’au parc d’agrément de Laxou Champs Le Boeuf, en courant dans l’herbe et par moment dans la boue. Le parcours continue par un tour du parc et par ses escaliers pour sortir par la rue de la Vologne, coupant l’avenue du Rhin pour zigzaguer entre le groupe scolaire La Fontaine et le collège  Claude Le Lorrain. Je suis au 10ème km et demande à un bénévole si nous sommes bien le 2ème groupe de coureurs ; il répond par l’affirmative et dit également “attention aux escaliers” cette fois-ci en descente et aux nids de poule, car malgré la lampe frontale, il fait souvent très sombre. Juste avant, au ravitaillement du 9ème km, je n’ai pris qu’un gobelet d’eau.



J’arrive, avec mon petit groupe, rue de la Colline, où j’avais mon studio d’étudiant. Nous prenons ensuite rue de la Croix Cagnée pour remonter ensuite, par un sentier en lacet et par moment en escalier, au Haut du Lièvre. Il faut ensuite redescendre par l’IRTS puis par la rue Joseph Mougin pour rejoindre le boulevard de Scarpone : c’est un long boulevard en légère montée continue. Puis contrairement à ce que je pensais, le parcours fait une boucle par un sentier avant la dernière grande montée. A ce moment de la course, je suis seul et malgré ma lampe frontale, je vois mal et me prends des ronces dans les jambes et des petites branches dans le visage. Mais je ne perds pas ma vitesse et je rejoins enfin, peu avant le 15ème km, l’entrée de Maxéville et l’avenue Pinchard en grands lacets qui monte vers le plateau de Haye. Un coureur est devant moi, je le rattrape puis le dépasse. J’avais couru cette montée, en reconnaissance, mercredi dernier et je sais quand je peux à nouveau accélérer.

A partir de ce moment, les coureurs derrières moi ne me rejoindrons plus et je ne rattraperai pas non plus celui au loin devant moi.
Je termine cette longue avenue, maintenant en faux plat montant, à mon rythme et tout à la fin en gravissant en deux-trois enjambées l’escalier juste avant l’arrivée, terminant en 1h16’30” à ma montre. Le gymnase est encore presque vide, synonyme d’une bonne place au classement. Je bois un verre de jus de fruit et discute avec le coureur au dossard no 100. Il vient de Moselle et a terminé à la 18ème place. Aussi, je pense être dans les 30 premiers, mais je saurai lendemain matin, en consultant le site internet, que j’ai fini 26ème sur 440 arrivants, 9ème de ma catégorie. J’aurai pu gagner une à deux minutes si j’étais mieux parti, mais cela restera juste une anecdote.
Je rejoins ensuite Cécile, qui m’attend chez sa Maman Jacqueline, à quelques centaines de mètres de l’arrivée. C’est pratique !


J’ai couru le GNUT, satisfait de mon temps et de mon classement et surtout j’ai pris du plaisir.
Dans quatre mois, cela sera une autre nouvelle et belle histoire, sur le marathon au pied du Mont-Blanc, et dans six mois, je ferai mes premiers pas sur l’Ultra-Trail du Mont-Blanc.
Cette année 2014 s’annonce être une belle année en trail running.




A droite, en bleu, c'est moi, et...je double (juste après le départ).

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